Votre anniversaire approche à grands pas et vous souhaitez absolument un dvd d’animé, seulement vous ne savez pas quoi faire acheter – ah, les douces joies des cadeaux d’anniversaire. Alors, pour vous aidez dans cette dure tâche, petite présentation de mon coup de cœur : Les douze royaumes !
Son origine :
Pour bien comprendre la qualité de cet animé, il faut savoir que ce dernier provient d’une série de romans de l’écrivaine Fuyumi Ono, célébrant un univers fantasy asiatique digne des plus grands maîtres du genre. Au total, cela donne huit titres : Mashou no ko, 1991 ; Tsuki no kage, kage no umi, 2 tomes, 1992 ; Kaze no umi, meikyuu no kishi, 2 tomes, 1993 ; Higashi no wadatsumi, nishi no soukai, 1994 ; Kaze no banri, reimei no sora, 2 tomes, 1994 ; Tonan no Tsubasa, 1996 ; Tasogare no kishi, akatsuki no sora, 2 tomes, 2001 ; Kasho no yume, 2001 sortis au Japon. Fort de son succès, les Editions Milan ont acheté les droits afin de vous permettre de le lire en français depuis avril 2007.

L’animé :
L’animé paraît au Japon en 2002 sous le nom de Jûni kokki, il adapte de façon partiel le cycle avec 45 épisodes dont 6 OAVs par le Studio Pierrot. En France, cette série a été rachetée en France et éditée en DVD chez Kaze. Il a pour réalisateur Tsuneo Kobayashi, pour compositeur Kunihiko Ryo, comme scénariste Shô Aikawa, les deux character designer Hiroto Kanada et Yuko Kusumoto et il s’est classée 7e du 26e Animé Grand Prix dans les meilleurs animés de l’année 2003. Pas mal, pas mal déjà !
L’Histoire :
Yôko Nakajima est déléguée dans son lycée au Japon. C'est une élève timide, très soucieuse de ce que les autres pensent d'elle. Sa seule fantaisie, c'est d'avoir des cheveux rouge, mais son père exige qu'elle se les fasse teindre en noir. Yôko est tout l'inverse de sa camarade Yuka Sugimoto, beaucoup plus sauvage, solitaire, plongée dans des livres sur les mythologies. Un après-midi, un étrange personnage aux longs cheveux blancs et vêtu à la chinoise, Keiki, débarque dans la salle de classe et prête allégeance à Yôko. Aussitôt, cette dernière est attaquée par un gigantesque oiseau. Keiki donne à la jeune fille une épée pour se défendre, mais devant sa passivité et son manque de courage, il fait entrer en elle un esprit, le Hinman, qui contrôle son corps afin de tuer l'oiseau. Aussitôt après, Keiki emmène Yôko, Yuka et leur ami Asano dans un grand trou dans la mer, qui s'avère être le passage entre le Japon et le monde des 12 Royaumes. Séparés de Keiki, les trois jeunes japonais se retrouvent dans le royaume de Kou. Ils sont considérés comme des Kaikyaku, des étrangers. Ils sont pourchassés afin d'être exécutés, car ils sont accusés de provoquer des cataclysmes. Trahis, affamés, toujours la proie de monstres appelés Youma, les trois jeunes gens tentent à la fois de survivre et de trouver le moyen de retourner chez eux.
Source : animeka
Mon avis :
Enfin un animé prenant base tout droit du roman ! Et cela se sent, car le monde créé, les intrigues, les dialogues rendent compte d’un univers parfaitement conçu et maîtrisé. Et l’adaptation réussit : une qualité d’image magnifique, des décors somptueux, une bande son douce, rythmée et un scénario cherché et complet. Ce qui m’a plu au-delà de tout ça, c’est la capacité de suspense que sait engendrer chaque épisode. Cela passe par l’évolution du personnage central qu’est Yôko : va-t-elle finir par prendre la place qui l’attend ? Puis va-t-elle mériter son titre ? Car, en effet, l’héroïne a le don de nous énerver au début. Loin de présenter toutes les capacités de celle qui peut se battre, elle se présente comme trouillarde, conformiste, bref un anti-héros. Mais peu à peu, au fil de l’histoire, elle apprend à s’émanciper pour se prendre en main. Les auxiliaires sont aussi remarquables comme l’incroyable Rakushun – un hanjyû (mi-homme, mi-animal) – ami homme rat et maître à penser de Yôko, ou encore les Kirins, ces figures emblématiques d’un peuple, entre dieu et homme – ce sont les conseillers de chaque royaume, licornes pouvant adopter forme humaine –, si attachants et complexes. Ainsi chaque personnage nous émeut, nous tient à cœur voire nous repousse mais on les retrouve avec plaisir. Malgré tout, petit moins bien pour la fin de l’animé, les OAVs boucle en quelque sorte la série trop vite, nous laissant sur notre fin.
Autre qualité indéniable, l’animé livre en même temps que le voyage de son héroïne la beauté et la diversité des us et coutume des différents pays, judicieux mélange entre la culture Japonaise et Chinoise. De quoi réjouir ses yeux !
Que dire encore, le scénario est consistant et passionnant : loin de tout dévoiler dès le départ, la raison de la venue de ces trois étrangers dans le monde à part des douze royaumes – on les nomme alors Kaikyaku – se dévoile progressivement et permet de faire durer chacun des 45 épisodes avec excitation et attente.
Le mot de la fin :
Bref, vous l’aurez compris, vous tenez là une très bonne série aussi bien pour ses qualités esthétiques que pour son histoire prenante et travaillée qui mettent en exergue un titre de qualité. Si jamais vous jugez bon d’offrir un univers gouverné par la magie et la mythologie, mais qui n’oublie pas la loi des hommes, alors dépêchez-vous de regarder du côté des Douze royaumes. Car pour moi, voici un des animés de ces 10 derniers années qui mérite d’être distingué, et regardé, encore et encore…
