CULTURE
Les religions asiatiques
Les religions en Asie
L’Asie est un véritable fourmillement de religions…Aujourd’hui, nous essayerons d’en découvrir un peu plus sur ces religions, leurs pratiques et leurs adeptes en Corée, en Chine et au Japon.
Pour rappel, les religions en
Corée étaient les suivantes : le Bouddhisme (43%), le Protestantisme (40%), le Catholicisme (13%), le Confucianisme (3%) et le Chamanisme (1%)
Concernant les religions en
Chine : le Bouddhisme, l’Islam, le Confucianisme, le Protestantisme, le Catholicisme et le Taoïsme.
Enfin, au
Japon : le Bouddhisme, le Shintoïsme, le Christianisme (minorité).
Le Bouddhisme :
Le Bouddhisme peut être considéré comme une religion à part entière, une philosophie ou encore une spiritualité selon les personnes. Nous en parlerons ici comme d’une religion.
Né en Inde il y a de ça plus de 2500 ans, le bouddhisme fascine et intrigue. C’est en fait un ensemble de pratiques de méditation et de théories philosophiques, psychologiques et cosmogoniques (système de formation de l’Univers). Il peut être grossièrement résumé à «
l’éveil (spirituel) par l’extinction du désir, de la haine et de l’illusion ».
Le bouddhisme est né grâce aux enseignements de Siddhārtha Gautama, considéré comme le « maître-bouddha » ou bouddha historique.
Représentation du Bouddha Siddhārtha Gautama
Mais…et « concrètement », c’est quoi le bouddhisme ?
Tout d’abord, il nous faut expliquer ce qu’est le «
dharma » : c’est l’ensemble des enseignements du Bouddha.
Le bouddhisme repose sur les «
Trois Joyaux » : le
Bouddha, le
Dharma et le
Sangha (l’ensemble des pratiquants).
Symbole des Trois Joyaux
Il y a «
quatre nobles vérités » dont le bouddhiste doit être conscient, ainsi que «
Trois poisons » et «
Trois caractéristiques de l’existence » :
Les vérités :
- la vérité de la souffrance : tout être vivant souffre,
- la vérité de l’origine de la souffrance qui se trouve dans le désir et les attachements,
- la vérité de la cessation de la souffrance : arrêter de souffrir est possible,
- la vérité du chemin : c’est le chemin qui mènera à la fin de la souffrance.
Les poisons pour l’esprit:
- L’avidité,
- La colère,
- L’ignorance.
Selon Bouddha, la cause de la souffrance de l’être humain se retrouve dans l’inaptitude à voir de façon correcte la réalité. Si on ignore (=> ignorance) la « vraie » réalité, cela peut conduire à l’envie, à l’avidité. La souffrance naitrait donc de l’envie ou du désir. Bouddha explique alors qu’en maitrisant ces deux facteurs, on peut atteindre le nirvana (vrai bonheur).
Les caractéristiques de l’existence :
- L’impersonnalité : rien n’a une existence indépendante en soi,
- L’impermanence : tout change sans arrêt, aucun phénomène n’est invariable,
- L’insatisfaction : rien ne peut satisfaire de façon définitive.
Les caractéristiques susmentionnées sont universelles et valables en tout temps et en tous lieux.
L’Homme, à cause des Trois poisons, doit passer par le cycle des renaissances ou
Samsāra. Sa renaissance dépendra de son
karma ou actions passées. Cette renaissance de l’Homme fait bien entendu également renaitre la souffrance. Selon les pensées bouddhistes, ce n’est « ni un autre, ni le même qui renait », il n’est donc pas sujet ici de « réincarnation » (une âme qui sort d’un corps pour entrer dans un autre), mais plutôt d’énergie psychique qui réapparait sous une autre forme à la renaissance.
Par contre, si vous parveniez à chasser l’illusion et à être illuminé par la réalité, vous atteindriez le
nirvana, et la souffrance et le cycle karmique seraient alors brisés.
Le bouddhisme se compose également de «
Dix préceptes » :
Il faut s’efforcer de :
- Ne pas nuire aux être vivants ni retirer la vie
- Ne pas prendre ce qui n’est pas donné
- Ne pas avoir une conduite sexuelle incorrecte
- Ne pas user de paroles fausses ou mensongères
- Ne pas user de paroles dures ou blessantes
- Ne pas user des paroles inutiles
- Ne pas user de paroles calomnieuses
- Ne pas avoir de convoitise
- Ne pas user d’animosité
- Ne pas avoir des vues fausses
Ces préceptes sont considérés comme des guides de comportement.
L’adepte bouddhiste se doit également de réunir «
Quatre Qualités Incommensurables » afin d’atteindre la libération ultime, le nirvana :
- La bienveillance universelle, développée par la méditation,
- La compassion : ce sentiment nait de la rencontre entre la bienveillance et la souffrance des autres,
- La joie sympathique : se réjouir du bonheur d’autrui,
- L’équanimité ou plus simplement la tranquillité : c’est un état de paix inébranlable face à toute situation ou circonstance (bonheur, malheur).
L’éthique bouddhiste :
Nous sommes constitués des trois « facteurs » essentiels : le corps, l’esprit et la parole. Ces facteurs ont des conséquences, que ce soit sur nous-mêmes ou ce (et ceux) qui nous entourent.
L’être humain doit prendre conscience de son état d’esprit car c’est à partir de cet état d’esprit qu’il va agir, parler et penser. Il doit donc apprendre à être conscient de son esprit et des conséquences de ses actions.
Le bouddhisme et la France :
Amené dans l’Hexagone grâce aux maîtres de cette religion, le bouddhisme en France compte aujourd’hui plus de 200 centres de méditation répartis dans tout le pays.
A ce jour, il y aurait près d’un demi-million d’adeptes du bouddhisme en France et il tient actuellement la 4ième place au rang des religions les plus pratiquées chez nous.
Le « nœud sans fin », symbole de la religion bouddhiste
Sutra du Lotus 法華經 :
Tout d’abord, qu’est ce qu’un sutra ? Et bien ce terme désigne un « classique », un « fil conducteur » ou plus simplement un livre…
Petit exemple très parlant avec le mot «
kamasutra » (mot que vous avez déjà entendu, je n’en doute pas, chers lecteurs !) :
kama = désir
sutra = livre
=> Le «
kamasutra » est donc le livre du désir
Revenons-en maintenant au «
Sutra du Lotus blanc de la Loi merveilleuse ». Ce sutra est un des plus populaires du bouddhisme mahayana, mais est également une manifestation du plus haut degré d’enseignement bouddhiste prodigué par le Bouddha à la fin de sa vie terrestre. La dévotion occupe une place importante dans ce sutra.
La fleur de lotus, en Chine et au Japon, symbolise la pureté, la beauté, la noblesse et a la particularité de s’épanouir sur un étang vaseux, ce qui implique que cet enseignement est accessible à tous.
Fleur de lotus
Texte et pensée:
Le texte du Sutra du Lotus est composé de plusieurs étapes et serait daté entre le 1er siècle avant JC et le 1er siècle après JC.
Ce sutra est le seul dans lequel le Bouddha affirme que le nirvana est atteignable par tous, sans distinction de race, de statut social, de sexe ou d’éducation. C’est donc un enseignement humaniste avant tout, affirmant le caractère puissant de la vie.
Sutra du Lotus en sanskrit
Si les textes de ce sutra datent d’avant notre ère, c’est un homme du 13ième siècle qui a rendu son enseignement si populaire : Zennichi-Maro dit « Nichiren » (Lotus du Soleil). Il a fondé une école qui porte le nom de «
Ecole du Lotus ». Nichiren s’est entièrement consacré à l’étude de ce Sutra du Lotus qui, selon lui, regroupait tous les enseignements de Bouddha. Toujours d’après Nichiren, il suffirait de lire (et comprendre !) ce sutra, et en particulier deux chapitres, le seizième, «
La longévité de l'Ainsi-Venu » et le vingt-cinquième, «
La porte universelle du bodhisattva* Qui Considère les voix du Monde » pour atteindre l’Eveil.
* bodhisattva : un adepte du bouddhisme
Il fut ordonné moine à l’âge de 16 ans et voulait devenir la « personne la plus sage du Japon ». C’est en 1279, suite à l’exécution des trois paysans qui refusaient de renier leur foi, qu’il écrivit sur un « mandala » (support de méditation) la formule si chère à son Ecole : «
Nam Myoho Renge Kyo », qui est l’expression de la Loi Essentielle.
C’est la récitation en boucle de cette expression «
Nam Gyoho Rengz Kyo », une sorte de litanie, qui permettrait d’atteindre l’Eveil.
Le Sûtra du Lotus est un enseignement qui «
affirme que les réalités de la vie constituent un terrain et une opportunité pour une transformation personnelle positive et encourage alors à prendre un engagement actif à l’égard des autres et de toute la société humaine ».
Le Confucianisme 儒學 :
En Chine, le confucianisme est considéré comme l’une des écoles philosophiques, morales et politiques les plus importantes.
L’ «
enseignement des lettrés » s’est développé pendant plus de deux mille ans à partir de l’œuvre de «
Kongfuzi » ou Confucius, nom sous lequel nous le connaissons mieux.
Statue en bronze de Confucius
Après une lutte de longue haleine entre les différentes écoles de pensée au 5ième siècle avant Jésus Christ, le confucianisme est imposé par l’empereur Han Wudi comme doctrine d’Etat et conservera ce statut jusqu’à la création de la République de Chine en 1911.
Il ne faut pas confondre le confucianisme avec une religion au sens premier du terme. En effet, Kongfuzi a créé, avec ses disciples, une doctrine morale et sociale destinée à lutter contre la décadence spirituelle de la Chine de son époque.
Mais…et « concrètement », c’est quoi le confucianisme ?
C’est une morale ou un mode de pensée. Confucius est persuadé que si l’on veut changer un peuple, ce n’est possible que si la famille et l’individu changent eux-mêmes : «
Ceux qui voulaient organiser l'État, réglaient leur cercle familial ; ceux qui voulaient régler leur cercle familial, visaient d'abord à développer leur propre personnalité ; ceux qui voulaient développer leur propre personnalité rendaient d'abord leur cœur noble ; ceux qui voulaient ennoblir leur cœur rendaient d'abord leur pensée digne de foi ; ceux qui voulaient rendre leur pensée digne de foi perfectionnaient d'abord leur savoir ».
Toujours selon Confucius, la nature humaine n’est ni bonne ni mauvaise, mais il peut acquérir la vertu, qui est une richesse intérieure : l’homme peut choisir de se comporter comme un sot ou comme un sage. Tout est affaire de volonté et d’apprentissage.
Confucius divise la société en trois castes : les hommes parfaits ou sages qui sont les modèles qu’il faut suivre (comme les empereurs de la Chine ancienne), ensuite viennent les hommes nobles ou supérieurs, auxquels succèdent les hommes communs, représentés par le peuple.
In fine, la morale confucéenne, c’est la noblesse spirituelle. Pour atteindre cette noblesse, l’Homme doit trouver le
li.
Le
li et le
ren :
Le
li est un concept des plus complexes : il s’agit de l’harmonie entre l’homme et l’ordre général du monde (depuis les rites religieux jusqu’aux règles de comportements de vie en société). Il instruit l’homme dans ses obligations envers autrui (tolérance, fidélité, respect, contrôle de soi) ainsi qu’envers les êtres spirituels (respect du culte des divinités et des ancêtres).
L’harmonie et l’ordre ont une place importante dans le confucianisme : Confucius accorde donc une importance toute particulière à la musique, qui représente ces deux caractéristiques.
Venons-en maintenant au
ren, qui désigne la bienveillance qu’un homme doit présenter à ses compagnons humains, et cela selon une hiérarchie des liens politiques et familiaux bien réglée.
Le
ren, c’est la vertu parfaite, la qualité à la tête de toutes les autres. Il apparaît clairement que le confucianisme a été utilisé comme un outil politique par les dirigeants des pays d’Asie de l’Est…Cet outil a tellement bien fonctionné, qu’il a réussi à créer de véritables castes sociales, séparées entre elles par une barrière certes invisible, mais non moins infranchissable…Cet ordre hiérarchique s’est également marqué au sein de la famille elle-même : la femme doit être soumise à son mari et doit lui témoigner respect et gratitude et les enfants se doivent de respecter leurs ainés en toutes circonstances…
Nous pouvons conclure que ce que nous connaissons des pays asiatiques (grâce aux mangas, animes et autres dramas) au niveau du respect des anciens, de la piété filial, l’obéissance aux ainés,... vient directement du confucianisme.
Symbole du confucianisme
Taoïsme 道教 :
Le taoïsme, ou «
l’enseignement de la voie » (
Tao = la voie), est considéré comme une religion (comme un style de vie permettant d’harmoniser le
yin et le
yang, le bien et le mal), mais également comme une philosophie, si le terme philosophie est pris comme «
un type de discours enveloppant la vision du monde ».
Le yin et le yang, symbole de la dualité des choses
Plongeant ses racines dans la culture ancienne, le taoïsme s’inspire de certains textes, dont un texte de Lao Tseu, un sage chinois contemporain de Confucius (sage chinois lui aussi dont nous avons parlé dans la partie « Confucianisme »). Il se raconte même que Lao Tseu fut le « maître » de Confucius, bien que leur philosophie prendront des chemins différents.
Mais…et « concrètement », c’est quoi le taoïsme ?
Le taoïsme se base essentiellement sur deux textes datés du 6ième siècle avant notre ère : le
Dao De Jing (« Livre du principe et de son action ») et le
Zhuangzi.
Le premier, le
Dao De Jing, est un recueil d’aphorismes (phrases courtes menant à une réflexion parfois philosophique) que l’on attribue à Lao Tseu. Ce recueil est souvent considéré comme un livre de prières par les adeptes. L’interprétation de ces aphorismes est, bien sur, toute subjective, et c’est cette subjectivité qui a fait perdurer le taoïsme jusqu’à nos jours.
Lao Tseu a déclaré : « Mes principes sont très faciles à comprendre, ils enseignent le devoir d’appliquer d’abord à soi-même les règles que l’on voudrait voir appliquées par autrui, c’est-à-dire apprendre à se connaitre et à se maitriser ».
Lao Tseu
« Qui prend conscience de son erreur ne commet plus d’erreur »
« Voir du même œil ce qui est petit, grand, beau et laid »
L’action de Lao Tseu se base essentiellement sur les causes et non les effets, il faut être informé de tout et pourtant rester critique comme si on ne savait rien.
Ci-dessous un exemple de ces aphorismes :
« Le ciel subsiste et la terre dure,
Pourquoi le ciel subsiste-t-il et la terre dure-t-elle ?
Parce qu’ils ne vivent pas pour eux-mêmes.
Voilà (ce) qui les fait durer.
Le saint se met en arrière.
Il est donc mis en avant.
Il néglige son moi
et son moi se conserve.
Parce qu’il est désintéressé,
ses propres intérêts sont préservés. »
Le second ouvrage, le Zhuangzi, nommé ainsi d’après le nom de son auteur, est quant à lui un recueil de fables dialoguées et de ce fait vivantes, dont l’enseignement est profond.
Le taoïsme est donc un idéal d’insouciance, de spontanéité et de liberté individuelle ainsi que la recherche de la sagesse par l’harmonie. L’harmonie, selon les taoïstes, peut se trouver en plaçant son cœur et son esprit dans la Voie (ou
Tao), c’est-à-dire dans la même voie que la nature.
Si l’homme peut se libérer de ses contraintes physiques du monde en imitant la passivité de la nature, alors son esprit pourra «
chevaucher les nuages ».
Là où les philosophies taoïstes et confucianistes divergent, c’est qu’en tant qu’adeptes taoïstes, ceux-ci se retirent dans les montagnes pour vivre en paysan tandis que les confucianistes assument la vie en société et cherchent à l’améliorer.
Pour en revenir au taoïsme, une des théories de cette pensée est que «
l’inutilité conduit à la sérénité ».
Explication : si l’occupant d’une barque gène un grand bateau, il se fera insulter par le propriétaire dudit grand bateau…Au contraire, si la barque est vide (concept de la vacuité ou du vide), le grand bateau l’évitera simplement, sans autre insulte.
Conclusion : il est bien d’être vide, sans idée préconçue, transparent. Ayant ainsi fait le vide en soi, le sage est pareil à la feuille morte et se laisse emporter dans le courant de la vie. Il «
s’ébat alors dans la Voie », dans la nature.
Shintoïsme 神道 :
Le shintoïsme ou «
Voie des Dieux » est résolument une religion polythéistes au Japon. Le concept le plus important de cette religion est le caractère sacré de la nature.
Ce concept entraine un profond respect de la nature qui définit la place l’homme dans l’Univers : l’homme fait partie d’un grand tout. Dans cette logique, un cours d’eau, un astre, une pierre ou même une idée abstraite comme la fertilité peuvent être considérés comme des divinités.
Le shintoïsme avance l’idée d’une réalité supérieure, comme dans beaucoup de religions. Cette réalité est constituée d’une foultitude d’êtres divins appelés «
kami ». Le mot «
kami » ne nous est pas tout à fait étranger…En effet, la langue française utilise ce mot : kamikaze.
Kami signifiant « divin » et
Kaze « vent ».
Dans le cas du shintoïsme, ces kamis sont personnifiés, ils sont représentés sous forme humaine.
Divinité des esprits | Amaterasu, la divinité du Soleil
Selon la mythologie shinto, il existerait 8 millions de kami (le « 8 » étant un chiffre sacré au Japon) : «
haapyakuman » ( 八百万 ) se traduisant par « 8 millions ».
MAIS ces kanjis (caractères japonais) peuvent également se lire «
yaoyorozu » qui se traduit par « infinité ».
Il y a les kamis du bien et les kamis du mal, la dualité est toujours présente dans cette religion. Le kami du mal le plus craint par les Japonais est l’esprit du renard car il peut prendre possession d’une personne et serait responsable de la maladie et de la mort.
Mais…et « concrètement », c’est quoi le shintoïsme ?
Texte:
A nouveau, deux textes sont le fondement du shintoïsme : le
Kojki et le
Nihon Shoki, comoposés au 8ième siècle de notre ère. Ces textes regroupent, non pas les messages des dieux, mais des annales depuis la création du monde.
Les notions de tsumi, tatari et kegare :
Tatari : malédiction lorsque l’on contrarie un kami (quel qu’il soit),
Tsumi : faute commise par un mortel à l’encontre d’un kami et qui donne lieu à un tatari, transgression de certaines limites,
Kegare : synonyme ancien de tsumi => se reporter à tsumi pour la définition.
Ces trois mots expliqués, on peut aisément en conclure qu’il ne faut, sous aucun prétexte, fâcher une divinité shinto sous peine d’être puni. Pour imager ces notions, je vous conseillerais de regarder, si ce n’est déjà fait, le film de Hayao Miyazaki «
Le voyage de Chihiro », qui, après avoir pénétré sur le territoire de kamis, est condamnée à errer dans le monde des démons pour l’éternité.
Un proverbe illustre également ces notions : «
Sawanaru kami no tatari nashi » ou en français : « Il n’est point de tatari (punition) d’un kami que l’on ne touche point ».
En bref, pour le dire, certes vulgairement, mais simplement : « Mêlez-vous de ce qui vous regarde, sinon gare à vous! ».
Mais soyez rassurés, chers lecteurs, si d’aventure il vous arrivait de vexer un kami et donc de recevoir un tatari (ou punition), il existe une façon de vous « purifier ». Les ablutions ou l’abstinence sont autant de moyens de vous purifier contre un tatari.
Torii de Itsukushima, entrée symbolique du temple du même nom
Commentaires
FireClader
Mes félicitations, ce dossier est top ^^
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